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Présidentielle, l’écologie marginalisée


Rédigé le Lundi 17 Octobre 2016 à 23:40 | Lu 77 fois | 0 commentaire(s)


Source : Article La Croix - 17/10/16


Les divisions au sein des écologistes et les récents propos de Nicolas Sarkozy sur le réchauffement climatique font craindre que la préoccupation environnementale passe comme en 2012 au second plan de la campagne présidentielle.

 
Un paradoxe alors que la France a engrangé un succès diplomatique avec la COP 21 et que tous les experts s’accordent à souligner l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

Les propos climato-sceptiques de Nicolas Sarkozy

À peine entré en campagne, Nicolas Sarkozy a donné le ton. Le 15 septembre, devant l’Institut de l’entreprise, l’ancien président de la République n’a pas hésité à l’affirmer : « On parle beaucoup de dérèglement climatique, c’est très intéressant mais ça fait 4,5 milliards d’années que le climat change. L’homme n’est pas le seul responsable de ce changement. »
Une déclaration qui l’a rangé, à l’image d’un Donald Trump aux États-Unis, dans le camp pourtant désormais restreint des climato-sceptiques et qui a consterné toute la planète écologiste.
Nicolas Sarkozy n’en est pas à son premier revirement sur le sujet. Qu’il s’agisse des gaz de schiste, dont il avait contribué à interdire l’exploitation, ou du principe de précaution, qu’il veut désormais remettre en cause, on est loin du candidat de 2007 qui avait placé le sujet au cœur de sa campagne en signant le pacte écologique de Nicolas Hulot.

Des chefs d’Etat peu convaincus

L’initiateur du Grenelle de l’environnement, salué à l’époque comme une avancée déterminante, a sifflé la fin de la récréation dès 2010. En visite au Salon de l’agriculture, il avait alors déclaré devant des agriculteurs, qui n’en demandaient pas tant : l’environnement, « ça commence à bien faire ! »« Il s’est vite aperçu que le sujet n’était pas électoralement payant, décrypte un observateur. Les élections régionales suivantes ont été plutôt favorables à Europe Écologie-Les Verts. »
François Hollande, qui peut se targuer du succès de la COP 21 et a fait voter une loi de transition énergétique, n’est pas loin de penser la même chose. Il le confesse d’ailleurs dans le fameux livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (1) : « Je me suis intéressé à ce sujet tardivement, quand on a eu la COP 21, explique-t-il. Ségolène est beaucoup plus écolo que moi (…) Je pensais que l’écologie était un sujet, mais qu’il n’y avait pas de traduction électorale. »

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